Auteur : Elena Pedrazzani

Hong Kong — La fournaise des mégalopoles

[vc_section full_width="stretch_row" css=".vc_custom_1529670341020{border-top-width: 3px !important;border-bottom-width: 3px !important;padding-bottom: 30px !important;background-color: #282828 !important;border-top-color: #ffd600 !important;border-top-style: solid !important;border-bottom-color: #ffd600 !important;border-bottom-style: solid !important;}"][vc_row css=".vc_custom_1528807616846{margin-bottom: 0px !important;padding-bottom: 0px !important;}"][vc_column][vc_column_text] <h3><span style="color: #ffd600;">VIDEO</span></h3> [/vc_column_text][vc_video link="https://youtu.be/S25w0EfTfJM" align="center" css=".vc_custom_1539778903163{margin-top: 0px !important;margin-right: 0px !important;margin-bottom: 0px !important;margin-left: 0px !important;padding-top: 0px !important;padding-right: 0px !important;padding-bottom: 0px !important;padding-left: 0px !important;}"][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text css=".vc_custom_1542123058907{padding-top: 50px !important;padding-bottom: 5px !important;}"] <h1><span style="color: #ffffff;"><strong>Hong Kong — La fournaise des mégalopoles</strong></span></h1> [/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text css=".vc_custom_1542123085830{padding-bottom: 20px !important;}"]<span style="color: #808080;"><strong>L’urbanisation accentue les effets du réchauffement, et les villes comme Hong Kong subissent une hausse rapide des températures. Les premiers touchés sont les habitants les plus fragiles, comme les personnes âgées.</strong></span>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][vc_column_text el_class="rcmag-story-byline-video"]Reportage et production : Elena Pedrazzani Vidéo: Alexia Webster[/vc_column_text][vc_column_text el_class="rcmag-share"] <h3><strong>Partager</strong></h3> [feather_share][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text]<strong>Hong Kong se réchauffe.</strong> L’Observatoire de Hong Kong est formel — la ville connaît une tendance très nette à la hausse des températures à long terme, confirmée par les données de 2017 et de 2018 : l’année 2017 a été plus chaude que la normale, avec <strong>41 nuits chaudes [plus de 28° C] et 29 journées très chaudes [plus de 33° C]. Ces chiffres sont, respectivement, le plus élevé et le sixième plus élevé jamais enregistrés. </strong>La «saison chaude» de 2018 a commencé par <strong>le mois de mai le plus torride depuis 1885, avec des températures qui ont atteint 36,7° C.</strong> Les changements climatiques sont-ils les seuls responsables ? Nous avons posé la question à Lee Sai-ming, chercheur principal à l’Observatoire de Hong Kong. «Les changements climatiques sont une question de portée globale. Nous examinons l’évolution du climat sur le long terme, et pas durant telle ou telle année. Cependant, les vagues de chaleur que Hong Kong a connues cette année, qui s’ajoutent aux autres phénomènes du même ordre constatés partout dans le monde, replacées dans le contexte des changements climatiques, montrent que la probabilité de subir des étés très chauds augmente.» Les températures à Hong Kong augmentent bel et bien (à un rythme de 1,2 degrés par siècle), mais les données montrent que le rythme s’accélère au cours des dernières décennies.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" parallax="content-moving" parallax_image="7217" el_class="rcmag-home-feature"][vc_row][vc_column width="1/2"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_column_text el_class="rcmag-story-text-overlay"]«Quand il fait très chaud, je ne sors pas, parce que je ne peux pas supporter la chaleur. Je reste à la maison pour me rafraîchir, mais j’aimerais pouvoir sortir pour bavarder avec mes amis. Nous parlons de lieux que nous rêvons de visiter ou de nos familles.» LEE Kit-wan,  81 ans[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h2><strong>Les conséquences immédiates</strong></h2> [/vc_column_text][vc_column_text]«Les températures élevées sont dangereuses pour les personnes âgées», explique Irene Lui Sau-lan, responsable du service local d’urgence de la Croix-Rouge de Hong Kong. «Elles vivent souvent seules et ne peuvent compter sur l’aide de leur famille. Elles sont fréquemment atteintes de maladies chroniques, ce qui les fragilise encore plus. La chaleur a aussi des effets sur leur vie quotidienne en réduisant le temps qu’elles peuvent passer hors de chez elles, ce qui accroît leur sentiment de solitude.» On peut constater les effets des températures plus élevées à Kwun Tong, qui est à la fois l’un des districts les plus chauds de Hong Kong et l’un de ceux où la proportion de personnes âgées peu fortunées est la plus forte. Ici, de nombreuses personnes sont très vulnérables à la chaleur et n’ont guère de moyens pour s’en protéger. «Je descends au parc de très bonne heure», explique Wong Shuk-man, une veuve de 82 ans qui habite seule dans un immeuble du lotissement de Tsui Ping, à Kwun Tong. «Il fait trop chaud pendant la journée, alors je m’y rends vers 5 ou 6 heures du matin. Je peux faire de l’exercice, parler avec d’autres habitants, mais surtout je peux jouer de l’erhu [un instrument de musique traditionnel à deux cordes]. Chez moi, il fait trop chaud dans la journée, et je ne peux pas jouer longtemps, car je dois garder ma porte grande ouverte pour faire un courant d’air, ce qui fait que les voisins se plaignent et je dois m’arrêter.» Il fait même trop chaud pour cuisiner dans l’appartement. «Je cuisine ici, dans le couloir, dit-elle. J’apporte mon cuiseur à riz et c’est ici que je mange tous les jours, parce qu’il fait plus frais. À l’intérieur, j’étouffe.»[/vc_column_text][vc_single_image image="7224" img_size="full" add_caption="yes"][vc_column_text]Dans le minuscule appartement de Wong Shuk-man (8 mètres carrés), la seule (petite) fenêtre est obstruée par des objets, car elle manque de place pour ranger ses affaires. Originaire de Fujian, en Chine, Wong Shuk-man vit à Hong Kong depuis plus de 30 ans. «Oui, il fait de plus en plus chaud à Hong Kong», assure-t-elle, en ajoutant que certains jours, la chaleur l’empêche d’avoir la moindre activité. La pire journée a été le 23 juillet 2018, le jour dit de «la grande chaleur», quand le thermomètre a dépassé 35 degrés. «Le jour de la “grande chaleur”, le 23 juillet, je n’ai pas osé sortir, mais je me suis sentie bien seule. J’ai fini par me rendre au centre communautaire pour personnes âgées.» Catherine Wong Kuk-ching, responsable principale du centre communautaire pour personnes âgées True Light Villa, connaît parfaitement le problème décrit par Wong Shuk-man. «Les personnes âgées, surtout celles qui vivent seules, souffrent parfois gravement des conséquences de la chaleur. Pour se protéger, elles doivent rester chez elles, mais cela ne va pas sans risques, car elles peuvent se sentir très isolées, et, dans le pire des cas, tomber dans la dépression. D’autre part, de nombreuses personnes n’utilisent pas la climatisation parce que c’est une solution trop coûteuse. Dans ce cas, les centres communautaires peuvent devenir comme un second foyer. Les gens s’y rendent pour parler avec leurs amis et pour suivre les programmes que nous proposons. Et bien sûr aussi pour se rafraîchir, car au centre nous avons des appareils de climatisation.»[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=YERYeuzZsFo"][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text]<strong>Les villes contribuent-elles au problème ?</strong> Avec l’urbanisation croissante, les villes jouent-elles aussi un rôle dans la montée des températures mesurées dans les rues ? Selon des études réalisées par l’Observatoire de Hong Kong, l’urbanisation contribue pour près de 50 pour cent au réchauffement dans des villes comme Hong Kong. Tout d’abord, les bâtiments élevés entravent la circulation de l’air et réduisent la vitesse du vent, faisant obstacle à la brise marine qui devrait balayer la ville. En outre, les bâtiments faits de matériaux denses, comme le béton et l’acier, piègent et conservent la chaleur plus longtemps que les structures en bois utilisés dans les zones suburbaines et rurales. La nuit venue, les bâtiments relâchent la chaleur accumulée durant la journée, mais elle ne peut s’évacuer facilement dans les espaces étroits entre les étages inférieurs. Le rafraîchissement nocturne est donc moins marqué en ville que dans les zones rurales. Les études montrent que la différence de température entre la campagne et la ville peut être considérable : dans certains cas, des écarts de 10 degrés ont été enregistrés entre les températures minimales des zones urbaines et des zones rurales. À cela s’ajoutent d’autres éléments. «Les émissions de gaz dues à la circulation et aux transports contribuent à la formation de nuages porteurs de pluie, ce qui fait que les précipitations peuvent être plus fortes dans les zones urbaines qu’à la campagne», explique Lee Sai-ming. «Nous avons réalisé une étude qui montre que les précipitations ont davantage augmenté à Hong Kong que dans les zones rurales. L’une des causes possibles de ce phénomène est l’activité intense dans les villes. Avec les activités urbaines et les températures plus élevées, l’intensité et la fréquence des précipitations augmentent aussi à Hong Kong. La chaleur entraîne une évaporation plus forte des océans et l’atmosphère plus chaude peut retenir davantage d’humidité, ce qui accroît le risque de pluies particulièrement abondantes.»[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" parallax="content-moving" parallax_image="7243" el_class="rcmag-home-feature" css=".vc_custom_1539782153112{margin-bottom: 5px !important;}"][vc_row][vc_column width="1/2"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_column_text el_class="rcmag-story-text-overlay"]L’urbanisation pourrait contribuer pour près de 50 % au réchauffement dans des villes comme Hong Kong. Les bâtiments élevés entravent la circulation de l’air et réduisent la vitesse du vent, tout en absorbant la chaleur durant la journée et en la diffusant pendant la nuit, ce qui limite le rafraîchissement nocturne.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h2><strong>Et maintenant ?</strong></h2> [/vc_column_text][vc_column_text]Que faire pour contrer une tendance qui semble irréversible ? En un mot, la ville doit s’adapter. «Nous pouvons planter des arbres et des plantes en ville, assure Lee Sai-ming, cela contribue à rafraîchir l’atmosphère sans accroître les émissions de carbone. Il est aussi possible d’utiliser des matériaux de construction mieux adaptés pour réduire la quantité de chaleur absorbée par les bâtiments, et utiliser des matériaux réfléchissants sur les toits pour réfléchir une plus grande partie du rayonnement solaire.» La Croix-Rouge de Hong Kong est aussi à l’œuvre pour aider la population à s’adapter à la montée des températures. «Nous aidons les personnes âgées qui vivent seules, explique Irene Lui Sau-lan. Lors des visites à domicile, nos volontaires parlent des risques pour la santé et des mesures que les habitants peuvent prendre pour se préserver de la canicule. Les volontaires vérifient le bon fonctionnement des appareils de climatisation et s’assurent qu’il n’y a pas de risque d’incendie. Ce sont des actes simples, mais utiles.» Pour Wong Shuk-man, les visites sont une aide bienvenue. «Les volontaires étaient très attentionnés. Ils m’ont rappelé que je pouvais utiliser le service d’aide téléphonique si je me sentais mal. Ils m’ont donné un sifflet pour appeler l’attention en cas d’incendie. Ils ont aussi remarqué mon ventilateur électronique, qui avait déjà dix ans. Il n’avait plus de grille, mais je ne voulais pas le jeter. Ils m’ont aidé à le remplacer par un appareil qui est bien meilleur.»[/vc_column_text][vc_single_image image="7251" img_size="full"][vc_column_text]<a href="https://climateredi.today/">Retrouvez cet article dans la campagne #ForOurKids de la FICR</a>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" css=".vc_custom_1539789805550{margin-top: 50px !important;background-color: #ffd600 !important;}"][vc_row css=".vc_custom_1527680830943{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;padding-right: 0px !important;padding-left: 0px !important;}" el_class="rcmag-home-highlight"][vc_column][vc_column_text css=".vc_custom_1542123478821{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;border-left-width: 0px !important;padding-right: 0px !important;}"] <h3 style="text-align: center;"><strong>Vidéos associées</strong></h3> [/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=sD404XJ5KSU"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=n3Frfi5aN_o"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=8bYMMUDa9pk"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h3><strong>Autres articles associés</strong></h3> <a href="http://www.rcrcmagazine.org/2018/06/the-backbone-and-the-brains/">The backbone and the brains</a>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]
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Qui prend soin des soignants?

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Basée à Port Elizabeth, elle coordonne les volontaires qui s’occupent de patients atteints de tuberculose multirésistante, de VIH et d’autres maladies chroniques. Pour la volontaire — qui soignait la fillette et lui rendait visite tous les jours depuis plus d’une année afin de s’assurer qu’elle prenait ses médicaments et se soignait —, la disparition de sa patiente eût été aussi tragique que le décès d’un proche. Fort heureusement, quelques mois plus tard, Ruth Mufalali Van Rooyen a pu obtenir qu’un psychologue volontaire offre des consultations gratuites à tous les soignants des sections locales de Port Elizabeth et d’Uitenhage. «Grâce à des séances avec le psychologue et grâce à ses pairs, la volontaire a pu poursuivre son travail, et aujourd’hui l’enfant est guérie.» Cette décision de solliciter une aide extérieure illustre la prise de conscience croissante, dans les milieux humanitaires, du fait qu’aider les communautés à recouvrer la santé exige que les soignants soient eux-mêmes en bonne forme, capables de conserver leur calme et leur empathie en dépit des nombreuses pressions qu’ils subissent. La plupart des volontaires actifs en première ligne dans les crises actuelles appartiennent aux communautés qu’ils secourent; ils ont les mêmes préoccupations et connaissent les mêmes difficultés. La photographe et réalisatrice de films documentaires Alexia Webster s’est entretenue avec quelques soignants sud-africains : voici ce qu’ils lui ont dit.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row css=".vc_custom_1528808354250{border-top-width: 3px !important;border-top-color: #ffd600 !important;border-top-style: solid !important;}"][vc_column][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text] <h3>Jeanette Mqaqa, âgée de 45 ans, est devenue soignante parce qu’elle aime enseigner aux gens à prendre mieux soin d’eux-mêmes et progresser dans la vie.</h3> [/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_single_image image="5462" img_size="full"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text]«La mort d’une personne dont on s’est occupé est parfois très difficile à accepter, comme si l’on avait failli à sa tâche. Il m’arrive de dire aux autres : “cette personne ne suit pas son traitement”. Il m’arrive de penser que c’est de ma faute; je me dis que c’est peut-être parce qu’elle ne m’aime pas. «Pour combattre le stress, il m’arrive d’aller à l’église. Il y a aussi un club pour enfants, où nous organisons des activités éducatives, et ensuite je joue avec eux. Je chante et je discute avec les gens; cela me soulage. J’ai aussi suivi une séance de groupe avec le psychologue de la Croix-Rouge. J’ai appris que je devais me prendre en charge moi-même avant de pouvoir aider les autres.»[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row css=".vc_custom_1528808354250{border-top-width: 3px !important;border-top-color: #ffd600 !important;border-top-style: solid !important;}"][vc_column][vc_column_text] <h3>Lindeka Nkumanda, âgée de 41 ans, est portée à l’empathie et s’intéresse de longue date à la psychologie et à la prise en charge d’autrui.</h3> [/vc_column_text][vc_single_image image="5466" img_size="full"][vc_column_text]«Parfois, quand l’état de santé d’un patient s’aggrave, il arrive que je fonde en larmes. Comme lorsqu’il s’agit d’une mère, une mère célibataire avec des enfants, dont nous savons qu’elle va mourir. Qui s’occupera de ses enfants et comment seront-ils pris en charge ? Dans des cas de ce genre, je pleure beaucoup, mais pas en présence de la patiente, parce que je ne veux pas qu’elle perde espoir. Je dois porter un masque et rester forte, pour le bien du patient.» «La chose la plus intéressante que nous avons apprise grâce à l’assistance psychologique est la manière de gérer le stress, par exemple ce que nous pouvons faire pour prendre soin de nous avant de voir nos patients. Si l’on n’est pas bien soi-même, on ne peut pas aider les autres. Chacun doit connaître ses forces et ses faiblesses, et ne pas prendre les choses personnellement. Il ne faut pas se culpabiliser au sujet des choses que l’on ne peut pas maîtriser... Il faut savoir lâcher prise.»[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row css=".vc_custom_1528808369128{border-top-width: 3px !important;border-top-color: #ffd600 !important;border-top-style: solid !important;}"][vc_column][vc_column_text] <h3>Akhona Williams a commencé à travailler pour la Croix-Rouge sud-africaine comme volontaire en 2016, après l’obtention de son diplôme universitaire en psychologie.</h3> [/vc_column_text][vc_single_image image="5588" img_size="full"][vc_column_text]Il suit maintenant des cours de Master à la faculté de psychologie de l’Université de Rhodes. Il propose des séances de groupe et des consultations individuelles gratuites aux soignants qui suivent des patients atteints de tuberculose multirésistante. «À travers ces séances, j’essaie de faire le point sur l’état psychologique et émotionnel de chacun, pour ensuite créer un cadre favorable. Nous essayons de trouver des solutions en fonction de ce qui ressort des discussions. Par exemple, si un volontaire a un problème avec un patient qui refuse de suivre son traitement, nous tentons de trouver des moyens qui permettront au volontaire d’encourager le patient à respecter les indications, sans le forcer.»[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][/vc_section][vc_section][/vc_section]
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