Catégorie : Vidéo recommandée

Changement de modèle

Dans les Andes péruviennes, les prévisions météorologiques permettent de déployer rapidement des ressources grâce auxquelles les éleveurs d’alpagas peuvent protéger leurs bêtes contre les grands froids et les tempêtes de neige.

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Un temps d’avance

[vc_section full_width="stretch_row_content" content_placement="top"][vc_row full_width="stretch_row_content_no_spaces" content_placement="middle"][vc_column][vc_single_image image="9336" img_size="full" alignment="center" el_class="imagenPostHeader"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row" content_placement="middle"][vc_column width="1/6"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_column_text css=".vc_custom_1575398827934{padding-top: 30px !important;padding-bottom: 0px !important;}"] <h5 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000; font-size: 16px;"><strong>VIDÉO</strong></span></h5> <h1 style="text-align: center; font-family: lora; font-weight: 400px;"><span style="font-size: 60px;">Un temps d’avance</span></h1> <h5 style="text-align: center;"><span style="font-family: lora; color: #808080;">Alors que tempêtes et inondations se font toujours plus violentes et soudaines, les prévisions météorologiques permettent de déclencher plus tôt le financement de secours des catastrophes et de donner plus de temps aux populations pour se préparer, ce qui permet de sauver bien plus de vies.</span></h5> [/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/6"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row_content" content_placement="top"][vc_row full_width="stretch_row_content" content_placement="top" css=".vc_custom_1567816214715{margin-top: 20px !important;}"][vc_column width="1/6"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=xCHb2-5F290&feature=youtu.be" align="center"][/vc_column][vc_column width="1/6"][/vc_column][/vc_row][vc_row gap="30"][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1568811588396{margin-bottom: 0px !important;}"][vc_column_text el_class="hrB"] <hr /> <p style="font-size: 14px; text-align: left;"><span style="color: #808080;">Septembre 2019|</span></p> Production et Redaction: <span style="color: #808080;"><strong>Manuel Rueda</strong></span> <p style="font-size: 14px; text-align: left;"><span style="color: #808080;">Production et Montage:</span> <span style="color: #808080;"><strong>Irina Ruano</strong></span></p> Photos: <strong>Bruno Chavez Croix-Rouge péruvienne </strong> [/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="2/3"][vc_column_text el_class="ajustarMovil"]Beatriz Paredes n’a pas oublié la dernière fois que <strong>le fleuve Amazone a failli emporter sa maison en bois à Belen (Pérou). </strong> Les eaux boueuses du fleuve, dont le niveau était monté de manière spectaculaire en quelques jours à peine, <strong>avaient submergé le salon, la cuisine et la chambre</strong>. En attendant la décrue, les cinq membres de la famille avaient dû dormir sur des planches de bois installées juste sous le toit, dans un « grenier » improvisé, pour rester au sec. « Certains jours, nous devions nous coucher le ventre vide », raconte Beatriz, qui vend du jus de canne à sucre au marché local et qui avait été empêchée de travailler pendant l’inondation. « J’ai perdu mes récipients, mes meubles, ma vaisselle… Le fleuve a emporté tout ce que nous n’avions pas entreposé dans le grenier. » <strong>Les inondations font partie de l’existence à Belen</strong>, la communauté riveraine du fleuve où vit Beatriz, comme des milliers d’habitants qui ne peuvent pas se permettre de payer un loyer dans les quartiers d’Iquitos moins exposés aux inondations. Car ce district, que les guides touristiques locaux qualifient volontiers de « Venise de l’Amérique latine », subit des inondations saisonnières de plus en plus importantes en raison des effets des changements climatiques sur la météorologie du bassin de l’Amazone. En 2012, quelque 200 000 personnes ont été touchées par les inondations à Iquitos et dans la province environnante de Loreto, qui ont presque emporté la maison de Beatriz Paredes. En 2015, une autre vague de mauvais temps a causé des inondations le long du cours de l’Amazone au Pérou,<strong> touchant plus de 160 000 personnes</strong>, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des questions humanitaires.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/6"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row_content"][vc_row gap="30"][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1567815105284{margin-right: 10px !important;margin-left: 10px !important;padding-top: 10px !important;}"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_column_text] <h4 class="title" style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">Changement de modèle</span></h4> [/vc_column_text][vc_column_text]<strong>Alors que les inondations saisonnières gagnent en intensité</strong>, un nouveau programme administré par la <a href="http://www.cruzroja.org.pe/">Croix-Rouge péruvienne</a> se fixe pour objectif de réduire fortement le nombre de personnes touchées par les inondations en inversant totalement le déroulement des opérations de secours. L’idée consiste à fournir une assistance humanitaire aux personnes les plus vulnérables avant que survienne une inondation, afin de préserver la sécurité et la santé de la population durant ces événements extrêmes. « Nous sommes une organisation humanitaire habituée à intervenir après les catastrophes », explique Kemper Mantilla, le coordonnateur national du projet pour la Croix-Rouge péruvienne. « Pour nous, c’est un véritable changement de modèle. » Cette démarche, dont les pionniers sont la Croix-Rouge allemande et l<a href="https://www.climatecentre.org/">e Centre Croix- Rouge/Croissant-Rouge sur le changement climatique</a>, basé à La Haye (Pays-Bas), est dite « <a href="https://www.forecast-based-financing.org/">financement fondé sur les prévisions</a> » (FFP); elle a été lancée dans de nombreux pays, du Bangladesh au Togo. Au Pérou, elle est en phase de test dans <strong>trois zones exposées à des événements climatiques extrêmes</strong> : les villes situées le long de la côte pacifique, touchées par des pluies très abondantes liées au phénomène El Niño; les villages haut perchés dans la cordillère des Andes, à 3800 mètres d’altitude, où les éleveurs d’alpagas affrontent des vagues de froid et des tempêtes de neige glaciales; enfin, certaines zones du bassin de l’Amazone proches d’Iquitos. Dans le cas des éleveurs d’alpagas, les prévisions entraînent l’allocation de fonds permettant de construire des abris et de fournir des médicaments pour le bétail. «Nous perdons entre 15 et 20 bêtes chaque hiver», explique Flavio Cabana, propriétaire d’un troupeau de 400 alpagas dans la région d’Arequipa, dans le sud du Pérou. « Les plus exposés au risque de mourir de froid sont les jeunes. » Le programme collabore avec le service météorologique et hydrologique national du Pérou, qui fournit au personnel de la Société nationale des avertissements en cas d’événements météorologiques exceptionnels menaçant des communautés vulnérables. Le personnel humanitaire dispose ainsi de temps pour préparer et distribuer l’assistance aux personnes dans le besoin. « <strong>Nous essayons de fournir le plus rapidement possible aux décideurs les informations scientifiques</strong> », explique Juan Bazo, conseiller en sciences climatiques pour le Centre Croix- Rouge/Croissant-Rouge sur le changement climatique, autre partenaire essentiel des projets de FFP dans le monde entier. « L’avantage de ce programme, c’est qu’il utilise des prévisions météorologiques, ce qui nous donne un temps d’avance pour agir et apporter des secours aux personnes les plus vulnérables. »[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/6" offset="vc_col-xs-12"][vc_column_text el_class="hrB"] <h5 style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000; font-size: 16px;"><strong>AUTRES ARTICLES</strong></span></h5> <hr /> <h5 style="text-align: left;"><span style="color: #333333;"><a class="vc_gitem-link" style="color: #333333;" title="Climate of war" href="https://www.rcrcmagazine.org/2018/11/climate-of-war/?lang=fr">Climat de guerre</a></span></h5> <hr /> <h5 style="text-align: left;"><span style="color: #333333;"><a class="vc_gitem-link" style="color: #333333;" title="The wildfire diaries" href="https://www.rcrcmagazine.org/2018/10/the-wildfires-diary/?lang=fr">Que reste-t-il après l’incendie?</a></span></h5> <hr /> <h5 style="text-align: left;"><span style="color: #333333;"><a class="vc_gitem-link" style="color: #333333;" title="Will a hotter planet lead to more armed conflict?" href="https://www.rcrcmagazine.org/2019/12/vivre-dans-un-point-chaud/?lang=fr">Vivre dans un point chaud</a></span></h5> <hr /> [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row main_heading="``Quotation goes in here.``" main_heading_color="" heading_tag="h2" sub_heading_color="" alignment="center" spacer="line_with_icon" spacer_position="top" spacer_img_width="48" line_style="solid" line_height="1" line_color="#333333" line_icon_fixer="10" main_heading_font_size="desktop:20px;" margin_design_tab_text="" main_heading_margin="margin-top:10px;margin-bottom:10px;" sub_heading_font_size="desktop:16px;" sub_heading_margin="margin-top:5px;margin-bottom:20px;" el_class="pullquote" main_heading_typograpy="" main_heading_font_family="" main_heading_style="" main_heading_line_height="" sub_heading_typograpy="" sub_heading_font_family="" sub_heading_style="" sub_heading_line_height="" spacer_img="" line_width="" spacer_margin=""][vc_column width="1/6"][vc_empty_space][/vc_column][vc_column width="4/6" css=".vc_custom_1568810684133{margin-top: 10px !important;margin-bottom: 10px !important;}"][ultimate_heading spacer="line_with_icon" line_height="1" line_color="#dd3333" icon="Defaults-quote-left" icon_size="32" icon_color="#ffffff" icon_style="circle" icon_color_bg="#dd3333" main_heading_font_size="desktop:20px;" main_heading_margin="margin-top:10px;margin-bottom:10px;" sub_heading_font_size="desktop:16px;" sub_heading_margin="margin-top:5px;margin-bottom:20px;" el_class="pullquote ajustarMovilExtra"] <h3 style="text-align: center;"><span style="color: #808080;"><em>L’avantage de ce programme, c’est qu’il utilise des prévisions météorologiques, ce qui nous donne un temps d’avance pour agir et apporter des secours aux personnes les plus vulnérables.</em></span></h3> [/ultimate_heading][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row_content"][vc_row][vc_column width="1/2"][vc_single_image image="8869" img_size="large" add_caption="yes" onclick="link_image"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_single_image image="8865" img_size="large" add_caption="yes" onclick="link_image"][/vc_column][/vc_row][vc_row gap="30"][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1567815105284{margin-right: 10px !important;margin-left: 10px !important;padding-top: 10px !important;}"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_column_text] <h4 class="title" style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">La préparation, facteur critique</span></h4> [/vc_column_text][vc_column_text]The L’essentiel du travail, dans les projets FFP, <strong>est réalisé bien avant que n’arrivent les prévisions redoutées de précipitations ou d’inondations</strong>. À Iquitos, ville située au coeur de la forêt pluviale amazonienne, la Croix- Rouge péruvienne a commencé à mettre sur pied son programme FFP en 2016. La première étape, explique Kemper Mantilla, a consisté à identifier les quartiers qui pourraient bénéficier du projet, sur <strong>la base d’analyses des risques qui tiennent compte de la vulnérabilité et de l’exposition au risque des communautés.</strong> Des réunions communautaires ont permis aux habitants d’évoquer leurs principaux besoins pendant les grandes inondations, comme celles de 2012 et de 2015. Il est apparu clairement, à cette occasion, que l’une des principales difficultés, pour les habitants de Belen et de plusieurs communautés rurales participant au projet, était l’accès à l’eau potable. La plupart des membres de ces communautés ne disposent pas d’eau potable salubre dans leurs habitations. C’est dans le fleuve qu’ils recueillent l’eau nécessaire à la toilette et à la cuisine, et ils boivent de l’eau en bouteilles qu’ils achètent sur les marchés locaux. Pendant les inondations, la distribution d’eau en bouteilles est interrompue, et le fleuve charrie des sédiments et des polluants qui rendent l’eau impropre à la consommation. Grâce à un financement provenant d’un mécanisme <a href="https://media.ifrc.org/ifrc/wp-content/uploads/sites/5/2019/03/0097_19_003_Broschuere_National-Society_210x297_EN.pdf">d’intervention précoce de la FICR, la Croix-Rouge péruvienne</a> est maintenant prête à distribuer des filtres à eau à 600 familles dans la région de Loreto la prochaine fois que des inondations de grande ampleur seront annoncées. La Croix-Rouge a effectué plusieurs simulations et exercices pour s’assurer que la distribution se déroulera sans encombre. « Ces filtres retiennent les sédiments et éli¬minent les bactéries, assure Kemper Mantilla. Ils nous aident à prévenir la diffusion de maladies intestinales. »[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row"][vc_column width="1/6"][vc_empty_space][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_single_image image="8853" img_size="full" onclick="link_image"][/vc_column][vc_column width="1/6"][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_row full_width="stretch_row_content" gap="30"][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1567815105284{margin-right: 10px !important;margin-left: 10px !important;padding-top: 10px !important;}"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_column_text] <h4 class="title" style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">« Rien à vendre »</span></h4> [/vc_column_text][vc_column_text]Pour Beatriz Paredes, qui survit avec un revenu d’environ 8 dollars des États-Unis par jour, ce <strong>type d’aide pendant les inondations peut aussi faire une grosse différence.</strong> Utiliser un filtre peut lui éviter d’avoir à dépenser beaucoup d’argent pour acheter de l’eau en bouteilles. Elle a aussi éprouvé des difficultés à acheter de la nourriture et d’autres produits de base pendant les inondations, parce que ces événements météorologiques lui enlèvent sa principale source de revenus : le jus de canne à sucre qu’elle vend sur le marché local. « Quand le fleuve est en crue, les terrains sont inondés et je ne peux plus récolter de canne à sucre », explique Beatriz, qui produit son jus tous les matins à l’aide d’une grande presse. « Et lorsque je n’ai pas de jus à vendre, nous avons du mal à joindre les deux bouts. » Marcos Paimaya, un cultivateur de coriandre qui vit à Cantagallo, un village à une heure d’Iquitos en aval, connaît les mêmes difficultés. <strong>Lors des inondations saisonnières, l’eau submerge une clairière où se trouvent ses plantations.</strong> Le phénomène étant inévitable, Marcos s’y prépare en épargnant durant les mois de l’année où il peut travailler. Il s’est aussi construit une barque qui lui permet de se déplacer quand le fleuve envahit son village. Or, les grandes inondations, qui ont une décrue plus lente, entament ses économies et rendent aussi plus difficiles les déplacements en barque, ce qui le contraint à payer pour prendre des bateaux de plus grande taille lorsqu’il doit se rendre quelque part. « Ces inondations réduisent mes revenus et ma capacité de nourrir mes enfants », résume-t-il.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content"][vc_column width="1/2"][vc_single_image image="8861" img_size="large" add_caption="yes" onclick="link_image"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_single_image image="8857" img_size="large" add_caption="yes" onclick="link_image"][/vc_column][/vc_row][vc_row full_width="stretch_row_content" gap="30"][vc_column width="1/6" css=".vc_custom_1567815105284{margin-right: 10px !important;margin-left: 10px !important;padding-top: 10px !important;}"][/vc_column][vc_column width="4/6"][vc_column_text] <h4 class="title" style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">En quête d’une existence meilleure</span></h4> [/vc_column_text][vc_column_text]C’est pour ces raisons qu’un volet essentiel du projet <strong>FFP de la Croix-Rouge péruvienne consiste en un programme de transfert de fonds à des familles vulnérables</strong>. Lors de la prochaine crue exceptionnelle de l’Amazone, 400 familles recevront un versement en espèces d’environ 220 dollars, quelques jours avant que leurs villages et les alentours ne soient inondés. La somme n’est pas considérable, mais elle peut aider les familles à acheter de la nourriture, des médicaments, à couvrir des frais de transport ou à résoudre d’autres problèmes dus aux inondations, assure Natalia Gomez de Travesedo, la déléguée FFP de la Croix- Rouge allemande au Pérou et en Équateur. Ce type de financement aide la Croix-Rouge à toucher des communautés potentiellement concernées plus rapidement que les programmes traditionnels, qui distribuent des fonds après la catastrophe. Les effets du programme dans le bassin de l’Amazone n’ont pas encore été quantifiés, ajoute Natalia Gomez de Travesedo, mais pour des gens comme Marcos Paimaya, ce type d’assistance permet de soulager bien des problèmes dus aux inondations. Comme de nombreux parents, il travaille d’arrache-pied pour économiser afin que ses quatre enfants puissent finir leurs études secondaires. C’est leur chance, dit-il, d’accéder à une existence meilleure. Les dépenses liées aux inondations risquent d’empêcher ce rêve de se réaliser. « Je m’échine tous les jours en plein soleil pour que mes enfants s’en sortent », expliquet-il, ajoutant qu’il n’a pas pu lui-même étudier jusqu’au baccalauréat. « Je veux qu’ils reçoivent une éducation supérieure, pour qu’ils puissent éventuellement partir vivre ailleurs et ne pas souffrir des inondations et de toutes les complications que nous subissons ici à la ferme. »[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_section full_width="stretch_row_content"][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column][vc_column_text] <h3 style="text-align: center;">Recommandé</h3> [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=S25w0EfTfJM"][vc_column_text]L’urbanisation accentue les effets du réchauffement, et les villes comme Hong Kong subissent une hausse rapide des températures.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/3"][vc_video link="https://youtu.be/cFuXRT0NzRU"][vc_column_text]En Afrique du Sud, un petit groupe de volontaires déterminés montre comment le fait de prendre soin des soignants peut exercer un effet direct sur la qualité des soins qu’ils dispensent.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=tLTDVISdq2s&index=1&list=PLrI6tpZ6pQmRE-kKa834pg0xbSuCR-3le"][vc_column_text]Les personnes qui ont fui Rakhine au Myanmar pour assurer leur sécurité au Bangladesh font maintenant face à la menace des pluies de la mousson et des cyclones.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section]
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Les premiers touchés sont les habitants les plus fragiles, comme les personnes âgées.</strong></span>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][vc_column_text el_class="rcmag-story-byline-video"]Reportage et production : Elena Pedrazzani Vidéo: Alexia Webster[/vc_column_text][vc_column_text el_class="rcmag-share"] <h3><strong>Partager</strong></h3> [feather_share][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text]<strong>Hong Kong se réchauffe.</strong> L’Observatoire de Hong Kong est formel — la ville connaît une tendance très nette à la hausse des températures à long terme, confirmée par les données de 2017 et de 2018 : l’année 2017 a été plus chaude que la normale, avec <strong>41 nuits chaudes [plus de 28° C] et 29 journées très chaudes [plus de 33° C]. Ces chiffres sont, respectivement, le plus élevé et le sixième plus élevé jamais enregistrés. </strong>La «saison chaude» de 2018 a commencé par <strong>le mois de mai le plus torride depuis 1885, avec des températures qui ont atteint 36,7° C.</strong> Les changements climatiques sont-ils les seuls responsables ? Nous avons posé la question à Lee Sai-ming, chercheur principal à l’Observatoire de Hong Kong. «Les changements climatiques sont une question de portée globale. Nous examinons l’évolution du climat sur le long terme, et pas durant telle ou telle année. Cependant, les vagues de chaleur que Hong Kong a connues cette année, qui s’ajoutent aux autres phénomènes du même ordre constatés partout dans le monde, replacées dans le contexte des changements climatiques, montrent que la probabilité de subir des étés très chauds augmente.» Les températures à Hong Kong augmentent bel et bien (à un rythme de 1,2 degrés par siècle), mais les données montrent que le rythme s’accélère au cours des dernières décennies.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" parallax="content-moving" parallax_image="7217" el_class="rcmag-home-feature"][vc_row][vc_column width="1/2"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_column_text el_class="rcmag-story-text-overlay"]«Quand il fait très chaud, je ne sors pas, parce que je ne peux pas supporter la chaleur. Je reste à la maison pour me rafraîchir, mais j’aimerais pouvoir sortir pour bavarder avec mes amis. Nous parlons de lieux que nous rêvons de visiter ou de nos familles.» LEE Kit-wan,  81 ans[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h2><strong>Les conséquences immédiates</strong></h2> [/vc_column_text][vc_column_text]«Les températures élevées sont dangereuses pour les personnes âgées», explique Irene Lui Sau-lan, responsable du service local d’urgence de la Croix-Rouge de Hong Kong. «Elles vivent souvent seules et ne peuvent compter sur l’aide de leur famille. Elles sont fréquemment atteintes de maladies chroniques, ce qui les fragilise encore plus. La chaleur a aussi des effets sur leur vie quotidienne en réduisant le temps qu’elles peuvent passer hors de chez elles, ce qui accroît leur sentiment de solitude.» On peut constater les effets des températures plus élevées à Kwun Tong, qui est à la fois l’un des districts les plus chauds de Hong Kong et l’un de ceux où la proportion de personnes âgées peu fortunées est la plus forte. Ici, de nombreuses personnes sont très vulnérables à la chaleur et n’ont guère de moyens pour s’en protéger. «Je descends au parc de très bonne heure», explique Wong Shuk-man, une veuve de 82 ans qui habite seule dans un immeuble du lotissement de Tsui Ping, à Kwun Tong. «Il fait trop chaud pendant la journée, alors je m’y rends vers 5 ou 6 heures du matin. Je peux faire de l’exercice, parler avec d’autres habitants, mais surtout je peux jouer de l’erhu [un instrument de musique traditionnel à deux cordes]. Chez moi, il fait trop chaud dans la journée, et je ne peux pas jouer longtemps, car je dois garder ma porte grande ouverte pour faire un courant d’air, ce qui fait que les voisins se plaignent et je dois m’arrêter.» Il fait même trop chaud pour cuisiner dans l’appartement. «Je cuisine ici, dans le couloir, dit-elle. J’apporte mon cuiseur à riz et c’est ici que je mange tous les jours, parce qu’il fait plus frais. À l’intérieur, j’étouffe.»[/vc_column_text][vc_single_image image="7224" img_size="full" add_caption="yes"][vc_column_text]Dans le minuscule appartement de Wong Shuk-man (8 mètres carrés), la seule (petite) fenêtre est obstruée par des objets, car elle manque de place pour ranger ses affaires. Originaire de Fujian, en Chine, Wong Shuk-man vit à Hong Kong depuis plus de 30 ans. «Oui, il fait de plus en plus chaud à Hong Kong», assure-t-elle, en ajoutant que certains jours, la chaleur l’empêche d’avoir la moindre activité. La pire journée a été le 23 juillet 2018, le jour dit de «la grande chaleur», quand le thermomètre a dépassé 35 degrés. «Le jour de la “grande chaleur”, le 23 juillet, je n’ai pas osé sortir, mais je me suis sentie bien seule. J’ai fini par me rendre au centre communautaire pour personnes âgées.» Catherine Wong Kuk-ching, responsable principale du centre communautaire pour personnes âgées True Light Villa, connaît parfaitement le problème décrit par Wong Shuk-man. «Les personnes âgées, surtout celles qui vivent seules, souffrent parfois gravement des conséquences de la chaleur. Pour se protéger, elles doivent rester chez elles, mais cela ne va pas sans risques, car elles peuvent se sentir très isolées, et, dans le pire des cas, tomber dans la dépression. D’autre part, de nombreuses personnes n’utilisent pas la climatisation parce que c’est une solution trop coûteuse. Dans ce cas, les centres communautaires peuvent devenir comme un second foyer. Les gens s’y rendent pour parler avec leurs amis et pour suivre les programmes que nous proposons. Et bien sûr aussi pour se rafraîchir, car au centre nous avons des appareils de climatisation.»[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=YERYeuzZsFo"][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text]<strong>Les villes contribuent-elles au problème ?</strong> Avec l’urbanisation croissante, les villes jouent-elles aussi un rôle dans la montée des températures mesurées dans les rues ? Selon des études réalisées par l’Observatoire de Hong Kong, l’urbanisation contribue pour près de 50 pour cent au réchauffement dans des villes comme Hong Kong. Tout d’abord, les bâtiments élevés entravent la circulation de l’air et réduisent la vitesse du vent, faisant obstacle à la brise marine qui devrait balayer la ville. En outre, les bâtiments faits de matériaux denses, comme le béton et l’acier, piègent et conservent la chaleur plus longtemps que les structures en bois utilisés dans les zones suburbaines et rurales. La nuit venue, les bâtiments relâchent la chaleur accumulée durant la journée, mais elle ne peut s’évacuer facilement dans les espaces étroits entre les étages inférieurs. Le rafraîchissement nocturne est donc moins marqué en ville que dans les zones rurales. Les études montrent que la différence de température entre la campagne et la ville peut être considérable : dans certains cas, des écarts de 10 degrés ont été enregistrés entre les températures minimales des zones urbaines et des zones rurales. À cela s’ajoutent d’autres éléments. «Les émissions de gaz dues à la circulation et aux transports contribuent à la formation de nuages porteurs de pluie, ce qui fait que les précipitations peuvent être plus fortes dans les zones urbaines qu’à la campagne», explique Lee Sai-ming. «Nous avons réalisé une étude qui montre que les précipitations ont davantage augmenté à Hong Kong que dans les zones rurales. L’une des causes possibles de ce phénomène est l’activité intense dans les villes. Avec les activités urbaines et les températures plus élevées, l’intensité et la fréquence des précipitations augmentent aussi à Hong Kong. La chaleur entraîne une évaporation plus forte des océans et l’atmosphère plus chaude peut retenir davantage d’humidité, ce qui accroît le risque de pluies particulièrement abondantes.»[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" parallax="content-moving" parallax_image="7243" el_class="rcmag-home-feature" css=".vc_custom_1539782153112{margin-bottom: 5px !important;}"][vc_row][vc_column width="1/2"][/vc_column][vc_column width="1/2"][vc_column_text el_class="rcmag-story-text-overlay"]L’urbanisation pourrait contribuer pour près de 50 % au réchauffement dans des villes comme Hong Kong. Les bâtiments élevés entravent la circulation de l’air et réduisent la vitesse du vent, tout en absorbant la chaleur durant la journée et en la diffusant pendant la nuit, ce qui limite le rafraîchissement nocturne.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h2><strong>Et maintenant ?</strong></h2> [/vc_column_text][vc_column_text]Que faire pour contrer une tendance qui semble irréversible ? En un mot, la ville doit s’adapter. «Nous pouvons planter des arbres et des plantes en ville, assure Lee Sai-ming, cela contribue à rafraîchir l’atmosphère sans accroître les émissions de carbone. Il est aussi possible d’utiliser des matériaux de construction mieux adaptés pour réduire la quantité de chaleur absorbée par les bâtiments, et utiliser des matériaux réfléchissants sur les toits pour réfléchir une plus grande partie du rayonnement solaire.» La Croix-Rouge de Hong Kong est aussi à l’œuvre pour aider la population à s’adapter à la montée des températures. «Nous aidons les personnes âgées qui vivent seules, explique Irene Lui Sau-lan. Lors des visites à domicile, nos volontaires parlent des risques pour la santé et des mesures que les habitants peuvent prendre pour se préserver de la canicule. Les volontaires vérifient le bon fonctionnement des appareils de climatisation et s’assurent qu’il n’y a pas de risque d’incendie. Ce sont des actes simples, mais utiles.» Pour Wong Shuk-man, les visites sont une aide bienvenue. «Les volontaires étaient très attentionnés. Ils m’ont rappelé que je pouvais utiliser le service d’aide téléphonique si je me sentais mal. Ils m’ont donné un sifflet pour appeler l’attention en cas d’incendie. Ils ont aussi remarqué mon ventilateur électronique, qui avait déjà dix ans. Il n’avait plus de grille, mais je ne voulais pas le jeter. Ils m’ont aidé à le remplacer par un appareil qui est bien meilleur.»[/vc_column_text][vc_single_image image="7251" img_size="full"][vc_column_text]<a href="https://climateredi.today/">Retrouvez cet article dans la campagne #ForOurKids de la FICR</a>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][vc_section full_width="stretch_row" content_placement="middle" css=".vc_custom_1539789805550{margin-top: 50px !important;background-color: #ffd600 !important;}"][vc_row css=".vc_custom_1527680830943{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;padding-right: 0px !important;padding-left: 0px !important;}" el_class="rcmag-home-highlight"][vc_column][vc_column_text css=".vc_custom_1542123478821{margin-right: 0px !important;margin-left: 0px !important;border-left-width: 0px !important;padding-right: 0px !important;}"] <h3 style="text-align: center;"><strong>Vidéos associées</strong></h3> [/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=sD404XJ5KSU"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=n3Frfi5aN_o"][/vc_column_inner][vc_column_inner width="1/3"][vc_video link="https://www.youtube.com/watch?v=8bYMMUDa9pk"][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][/vc_section][vc_section][vc_row][vc_column width="3/4"][vc_column_text] <h3><strong>Autres articles associés</strong></h3> <a href="https://www.rcrcmagazine.org/2018/06/the-backbone-and-the-brains/">The backbone and the brains</a>[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width="1/4"][/vc_column][/vc_row][/vc_section]
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